« Ce n’est pas vraiment l’acte en lui-même qui est douloureux. Il est assez rapide et les médecins sont attentifs. Ce qui est le plus difficile, c’est l’attente. L’attente avant de pouvoir faire l’examen, puis l’attente des résultats. Pendant ce laps de temps, j’avais l’impression de devoir mettre entre parenthèses toute projection, de m’interdire d’être enceinte dans mon cœur. Vivre ces jours-là, c’est vivre avec l’angoisse sourde de peut-être devoir dire au revoir… encore une fois. »
« J’ai eu recours deux fois au diagnostic prénatal. À chaque fois, la méthode a été différente : une première ponction par le ventre, la seconde par voie vaginale, car le placenta était positionné différemment. Je n’ai pas ressenti de grande différence en termes de douleur. Peut-être un peu moins invasif par voie basse. Dans les deux cas, j’ai été bien accompagnée, et c’est cela qui m’a le plus aidée. »
« Pour moi, tout s’est bien déroulé. C’est un moment intense, mais j’étais reconnaissante que cette possibilité existe. Cet examen m’a permis de prendre une décision importante, avec toutes les cartes en main. Une décision qui peut changer une vie. »
« Pour nous, faire ce test était une étape incontournable. Nous devions savoir. L’attente a été longue, ponctuée d’espoir, mais aussi de prudence. Nous savions qu’une interruption de grossesse était possible. Vers la fin, je sentais le bébé bouger, je m’y attachais… mais je n’arrivais pas à me projeter. Je cachais mon ventre, je retenais mes élans, moi qui d’habitude suis si fière d’être enceinte. J’ai vécu ces semaines dans un entre-deux douloureux, où l’espoir m’a portée autant qu’il m’a effrayée. »
