L’Amyotrophie spinale de type 1, une maladie génétique
Votre enfant a été diagnostiqué ASI et, depuis, vous vous posez une multitude de questions ? Cette page est faite pour vous. Nous essayons de vous donner un aperçu général de la maladie. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous contacter par mail via contact@eclas.fr ou en nous appelant au +33 (0)6 72 13 66 75.
Attention : toutes les informations données dans cette rubrique sont destinées à vous informer. Elles ne se substituent en aucun cas à une consultation médicale. Elles ont pour but de favoriser le dialogue avec votre médecin : faites-lui préciser les points qui ne vous paraîtraient pas suffisamment clairs et demandez des renseignements supplémentaires. Chaque patient étant particulier, certaines sonnées généralistes peuvent ne pas correspondre à la situation de votre enfant.
L’amyotrophie spinale de type 1 est une maladie génétique héréditaire due à une délétion du gène SMN1 (qui signifie « Survival of Moto Neuron »). Les premières descriptions de la maladie datent du 19ème siècle mais le gène qui en est responsable n’a été localisé qu’en 1990 et identifié en 1995. Il est situé sur le chromosome 5.

Illustration de Sergio Marques, extraite de Dans mon coeur vit une étoile
Comment se transmet la maladie ?
98 % des cas d’ASI* révèlent que le père et la mère ont chacun transmis au bébé un gène défectueux. Dans le cas de l’amyotrophie spinale, les parents ne sont pas malades mais possèdent un gène délété et un gène sain comme 1 personne / 40 dans la population. Ils sont donc dits hétérozygotes ou « porteurs sains ».
Être porteur sain n’a pas de conséquence sur l’état de santé de la personne.
Seule incidence très importante, si le conjoint est lui aussi hétérozygote : ce couple a une probabilité de ¼ d’avoir un enfant malade.*
Dans 2 % des cas, la maladie est due à la mutation fortuite du gène SMN1 chez le bébé. Dans ces cas, la maladie ne provient pas des parents mais d’une transformation génétique au moment de la conception.
Quel est le gène responsable de la maladie ?
Dans la plupart des cas, c’est le gène SMN1 qui est responsable de la maladie ou du moins son absence. Il permet la fabrication de la protéine SMN indispensable à la survie des motoneurones.
Les motoneurones servent à transmettent les signaux du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) vers les muscles, pour permettre leur contraction. Sans ce dernier, les muscles ne peuvent se contracter et s’atrophie petit à petit. Il existe un gène copie, le gène SMN 2 qui ne fonctionne pas aussi bien que le SMN1. Du fait, la maladie sera d’autant plus importante en fonction du nombre de copie de ce gène SMN2 en l’absence du gène principal.
Dans 2 % des cas, la maladie est due à la mutation fortuite du gène SMN1 chez le bébé. Dans ces cas, la maladie ne provient pas des parents mais d’une transformation génétique au moment de la conception.
Quel est le rôle du gène SMN2 ?
Chaque personne a entre 1 et 6 copies du gène SMN2. Dans l’amyotrophie spinale, cette donnée est d’autant plus importante, car elle va déterminer l’atteinte de la maladie. Plus il y a de copies de ce gène, plus ils compensent le manque du gène SMN1. A contrario, moins ce gène est présent, plus les motoneurones vont se détériorer rapidement par manque de protéine SMN.
Avec l’arrivée des traitements, l’histoire naturelle de l’amyotrophie spinale a été bouleversé. Les enfants de type 1 qui avaient jusque-là une espérance de vie de 2 ans pour la plupart, grandissent, arrivent à s’asseoir, à tenir debout, … C’est pour cela que la communauté médicale préfère parler en nombre de copies plutôt qu’en type de la SMA.
Questions / Réponses sur la génétique
Quelles informations dois-je communiquer et à qui ?
Quand un cas d’amyotrophie spinale de type 1 est diagnostiqué, c’est l’ensemble de la famille paternelle et de la famille maternelle qui doit se sentir concerné. Leurs différents membres ont en effet un risque important d’être également porteurs de la mutation du gène. La probabilité d’être hétérozygote est fonction de son lien de parenté avec le bébé ASI 1 :
• 2/3 pour les frères et sœurs indemnes du bébé,
• 1/2 pour ses oncles et tantes,
• 1/3 pour ses neveux et nièces,
• 1/4 pour ses cousins germains,
• 1/8 pour les cousins germains de parents.
De manière à prévenir tout risque éventuel dans votre famille, vous serez amené soit à en informer directement vos proches, soit à autoriser le médecin à les contacter, afin qu’ils soient invités à se rendre à une consultation de génétique (Article L.1131-1-2 du code de la santé publique du 7 juillet 2011). Les professionnels de la consultation de génétique sont là pour vous aider. Ils peuvent vous donner des conseils sur la manière d’aborder ces informations et vous fournir des documents explicatifs.
Qu’est-ce que le conseil en génétique ?
Depuis le début des années 2000, chaque membre majeur des familles concernées par l’amyotrophie spinale peut connaître son statut génétique grâce au conseil en génétique. Il doit s’agir d’une démarche volontaire d’une personne majeure ou d’un couple. Cette consultation relève de la compétence d’un médecin spécialisé en génétique médicale.
Où trouver une consultation en génétique ?
Il existe des consultations de génétique dans tous les Centres hospitaliers universitaires (CHU) et dans quelques hôpitaux généraux. Retrouvez les coordonnées de ces consultations sur www.orphanet.fr ou par téléphone au numéro Maladies Rares Info Services au 0 810 63 19 20 (prix d’un appel local).
Les personnes peuvent s’adresser à une consultation de conseil génétique de leur propre initiative ou être envoyées par un médecin généraliste ou un spécialiste d’un Centre de référence neuromusculaire.
Comment se passe la consultation ?
L’entretien est mené par un médecin généticien ou un conseiller en génétique placé sous sa responsabilité. Ce dernier se renseigne sur l’histoire de la maladie et les antécédents personnels et familiaux. Il établit un arbre généalogique retraçant la répartition dans la famille des personnes chez qui l’ASI a été diagnostiquée ou suspectée. Il peut faire une première évaluation du risque de récurrence de la maladie. Puis, il procède à une simple prise de sang pour analyse. Cet acte est entièrement gratuit.
Environ un mois après, le médecin généticien ou le conseiller en génétique indique à la personne son statut génétique, l’informe des risques pour lui et sa descendance et répond à ses interrogations.
Cette démarche de conseil génétique peut être accompagnée d’une ou de plusieurs rencontres avec un psychologue pour aider et soutenir la personne.
Informer sa famille
De manière à prévenir tout risque éventuel dans votre famille, vous serez amené soit à en informer directement vos proches, soit à autoriser le médecin à les contacter, afin qu’ils soient invités à se rendre à une consultation de génétique. (Article L.1131-1-2 du code de la santé publique du 7 juillet 2011). Les professionnels de la consultation de génétique sont là pour vous aider. Ils peuvent vous donner des conseils sur la manière d’aborder ces informations et vous fournir des documents explicatifs.
Les références
www.orphanet.fr – rubrique amyotrophie spinale
www.eurordis.org – rubrique amyotrophie spinale
www.sante.gouv.fr – page d’accueil en français « Maladies rares »
www.afm-telethon.fr – rubrique amyotrophie spinale



